Présentation générale

Présentation :

Notre lycée est un des centres de formation maritime du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES), chargé du transport et de la mer. Notre réseau du secondaire maritime est constitué de 12 lycées en France métropolitaine et Corse (Boulogne s/mer - Le Portel, Fécamp, Cherbourg, St Malo, Paimpol, Le Guilvinec, Etel, Nantes, La Rochelle, Ciboure, Sète et Bastia). Nos référentiels pédagogiques et les examens du secondaire sont mis en place par l'inspection générale de l'enseignement maritime (IGEM) et son unité des concours (UCEM). Pour organiser la structuration de nos équipes pédagogiques, nos enseignants titulaires sont des agents issus des corps d'enseignement du Ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire. Nous dépendons, pour la gestion d'une partie du personnel de nos établissements et pour la mise en place des textes et actions nationaux, de la sous-direction des gens de mer (SDGM) et plus globalement de la direction des affaires maritimes (DAM) sise dans les locaux du MTES à Paris-La Défense Tour Séquoïa.

Notre tutelle rectorale assurée par la direction inter-régionale de la mer Manche Est Mer du Nord (DIRM MEMN) est située au Havre. Elle organise les jurys d'examen pour la formation continue et appuie administrativement l'organisation de la formation initiale des lycées maritimes de Boulogne s/mer - Le Portel, Fécamp et Cherbourg.

La région Normandie créée le 01 janvier 2016 est propriétaire des terrains et des bâtiments du lycée maritime de Cherbourg. Elle assure leur entretien ainsi que l’achat et la maintenance des outils pédagogiques (ateliers, ferme aquacole, navire de pêche...). Elle met à la disposition de l’établissement un internat, un restaurant scolaire (équipe de 4 personnes), une équipe d’entretien sédentaire de 4 personnes et une équipe mobile de 3 personnes (partagée avec les autres lycées du nord Cotentin). Elle organise les modalités de la restauration collective. Nous dépendons pour ces sujets de la direction des lycées de Normandie (DLN), de la direction stratégie orientation et apprentissage (DSOA), de la direction des bâtiments de la région (DBR) et de la direction administration des ressources humaines (DARH) du conseil régional de Normandie (CRN) sis dans plusieurs bâtiments à Caen et à Rouen.

Notre lycée gère depuis 1992, par ses propres moyens, le fonctionnement d'un service de formation continue. Ce service est constitué de formateurs et de personnels administratifs chargés du recrutement des stagiaires, de l’organisation et du suivi des formations, de la communication et des relations avec les sous-traitants. Pour cela il répond à des appels d’offre de la région, monte des dossiers de financement avec les organismes chargés de la collecte des taxes pour la formation (OPCA) ou dispose de financements directs par les stagiaires. Notre contact pour répondre à la politique régionale est la direction de la formation tout au long de la vie (DFTLV) du CRN.

Pour le suivi de la politique régionale et locale nous travaillons en lien avec la direction de l'agriculture et des ressources marines (DARM) du CRN, avec les collectivités territoriales allant des conseils départementaux aux communes et communautés de communes du littoral régional et les syndicats mixtes dont l'activité touche le maritime (PNA, SMEL).

 

 

Historique de l'établissement, et en parallèle, de l'enseignement secondaire maritime :

L’École d’apprentissage maritime (EAM) de Cherbourg a été créée pendant la seconde guerre mondiale en parallèle de la création de l’association de gérance des écoles d’apprentissage maritime (AGEAM) l’été 1941.

La construction du bâtiment actuel situé rue Matignon sur l'ancien entrepôt de charbon du bassin du commerce a été réalisée en 1975 - 1976. Il n’y avait alors qu’une seule filière de formation menant au certificat d’apprentissage maritime et l'’établissement offrait 72 places.

L’AGEAM crée en 1984 le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) de marin pêcheur.

En 1985, en application des dispositions de la loi de décentralisation, les EAM deviennent des Écoles maritimes et aquacoles (EMA), l’AGEAM devient l’AGEMA. La réforme Loquet (1989) supprime l’ancien certificat d’apprentissage maritime (CAM) qui donnait accès, après neuf mois d’école, aux fonctions de novice ou de matelot à bord. Le CAPMP (marin pêcheur) rénové développe la formation en stage embarqué et l’enseignement des techniques de gestion et d’informatique.

En 1989-90 : Création du Brevet d’Études Professionnelles Cultures Marines (BEPCM)

En 1991, un arrêté fait obligation d’un diplôme pour tout embarquement à la pêche quelle que soit la jauge du navire. L’année scolaire 1991-92 est marquée par la mise en route du Brevet d’Études Professionnelles Maritime de Conduite et Exploitation des Navires de Pêche (BEPCENP) dont les premiers résultats ne seront connus qu’à la fin de l’année scolaire 1992-93. Le diplôme du baccalauréat professionnel est alors à l’étude. Le but de la réforme est de développer un véritable cursus CAP-BEP-Bac permettant d’accéder à une formation plus spécialisée. Cette transformation des contenus de formation entend répondre à la situation de la pêche dans un contexte de politique commune des pêches, caractérisée par une raréfaction de certaines ressources entraînant les États membres à faire diminuer l’effort de pêche et à augmenter la qualité des produits et la rationalité de la gestion des stocks et des entreprises.

Au 01 janvier 1992, les EMA deviennent sous l’effet de la loi de décentralisation, des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), statut leur assurant l’autonomie administrative et financière, en les faisant passer sous la propriété foncière des régions. A Cherbourg la région Basse-Normandie devient alors propriétaire de nos murs.

En 1997 : Réforme du Certificat d’Aptitude Professionnelle de Marin Pêcheur (CAPMP) en Certificat d’Aptitude Professionnelle Maritime de Marin Pêcheur (CAPMMP)

En 1996-97 : Création du Brevet d’Etudes Professionnelles Maritime de Machines Marines (BEPMMM)

A la rentrée 1999, création du Bac PRO Cultures Marines en 4 ans

A la rentrée 2009, ouverture des nouveaux Bac PRO 3 ans :

- Bac Pro Conduite et Gestion d’une Entreprise Maritime option Pêche

- Bac Pro Conduite et Gestion d’une Entreprise Maritime option Commerce Plaisance

- Bac Pro Electro-Mécanicien Marine

- Bac Pro Cultures Marines

Le 28 juin 2013, après consultation pendant l’année scolaire 2012-13 du personnel du lycée, puis vote par le personnel et les élèves, la commission permanente de la région Basse-Normandie nous autorise à porter le nom de Daniel Rigolet. L'inauguration du nom a eu lieu en présence de Daniel Rigolet le 04 juillet 2014.

 

Contexte géographique et socio-économique :

Cherbourg-en-Cotentin, à l’extrémité nord du Cotentin, est le siège de la Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord, et de la sous-préfecture du département de la Manche. Port militaire, halieutique, plaisancier et de passagers transmanche, c'est un pôle de construction navale historique important ceint d'une rade artificielle, la plus grande au monde, situé à mi-chemin entre la Hague / le raz Blanchard à l'Ouest et le Val de Saire / le raz de Barfleur à l'Est. Cette ville ouvrière dans un arrière-pays rural est relativement handicapée par son isolement (extrêmité de presqu'île) pour développer un grand port d'échange de marchandises. A contrario, ayant une place centrale dans la mer de la Manche, ce port est un atout pour le développement des industries liées aux énergies marines renouvelables. L'interface portuaire se développe actuellement pour porter ce futur domaine d'activité. (source Wikipédia)

La filière aquacole est historiquement implantée dans notre région. L'élevage des huîtres, ou ostréiculture, est de tradition très ancienne dans le bassin de Saint Vaast la Hougue ou dans l'estuaire de la Seulles à Courseulles sur Mer. Cette pratique remonte au XVIIème siècle et portait à l'époque sur la seule espèce indigène : l'huître plate  Ostrea edulis (ou huître belon). Ces huîtres initialement issuent de la pêche ont été ensuite parquées. Elles étaient expédiées vers la région parisienne. A la suite d'un épuisement des gisements naturels consécutifs à une surpêche et à une succession d'épizooties, l'élevage de cette espèce a été abandonné au profit de celui de l'huître portugaise  Crassostrea angulata. Puis, à son tour au début des années 70, cette dernière espèce a été décimée par une nouvelle maladie : la maladie des branchies. L'élevage de l'huître japonaise  Crassostrea gigas s'est alors développé en substitution comme dans tous les bassins français. Notons qu'en parallèle, il subsiste un marché de l'huître plate, très restreint avec une production normande marginale. (source IFREMER)